Considérée comme la mère des danses actuelles, la valse tient ses origines des danses populaires en Allemagne et en Autriche comme le ländler, et s’est développée en opposition auxdanses de cour telles que le menuet aristocratique et la volte vers la fin du XVIIIe siècle. Le mot valse provient d’ailleurs de l’italien « volver » qui signifie « tourner » ou « se retourner », ou de l’allemand « walzer ».

 

En raison de la position de couple fermée introduite par cette danse, elle aura longtemps été considérée comme inconvenante et immorale. La valse, dont la pratique ne deviendra courante qu’à la suite de la Révolution française, dominera la scène européenne et américaine de la danse jusqu’à la Première Guerre mondiale, notamment grâce à la virtuosité de compositeurs tels que Beethoven, Mozart et Schubert. La valse lente, ou valse anglaise, ne sera néanmoins popularisée dans sa forme actuelle qu’au XIXe siècle, se dansant sur des rythmes moins rapides que la valse viennoise et  possédant une importante richesse de figures.

 

Caractérisée par ses élévations et baisses, la valse lente exprime grâce et élégance avec une note de romantisme ou de mélancolie ainsi qu’une allure majestueuse accentuée par sa lenteur. Le contact permanent des pieds avec le sol, la projection du corps et l’amplitude des mouvements accentuent l’effet de légèreté et de douceur de cette danse.