Originaire des plantations au Brésil, soit de la lente fusion du rythme des esclaves africains, de la musique européenne
(surtout du Portugal) et de la culture des indigènes d’Amérique du Sud, la samba demeure à ce jour la danse emblématique
de la culture brésilienne. En fait, après l’abolition de l’esclavage en 1888, beaucoup de Noirs arrivèrent à Rio de Janeiro
avec leurs danses et leurs percussions africaines afin de donner naissance à cette danse alors pratiquée en solo, pieds nus,
et caractérisée par la rapidité des gestes et des mouvements de hanches sur des rythmes endiablés. Par ailleurs, le mot
« semba », à l’origine du nom de cette dernière, signifierait « coup du nombril » ou « être animé, excité ».

 

Introduite vers la fin des années 1920 aux États-Unis via la comédie musicale Street Carnaval sur Broadway, elle sera
ensuite de plus en plus dansée dans les films. Fred Astaire et Dolores Del Rio ont d’ailleurs dansé sur un rythme brésilien
dans Flying Down To Rio et Carioca, tout comme Carmen Miranda dans That Night In Rio. La musique brésilienne gagna
en popularité avec l’intérêt grandissant dans les années 60 de la bossa nova, soit un mélange des rythmes de samba et de
cool jazz. La samba fut standardisée en tant que danse de couple en 1956 aux États-Unis, bien qu’elle demeure une danse
en solo au Brésil, populaire au cours de carnavals, de fêtes religieuses et de célébrations nationales à grand déploiement
dans les rues.

 

La samba est la danse rythmée, festive et endiablée du carnaval et de la fête. Progressant autour de la salle dans le sens
antihoraire (comme les danses modernes), elle est caractérisée par son rebondissement vertical et ses roulements de hanches.