Encore souvent associé au style de danse de Fred Astaire et de Ginger Rogers, le foxtrot serait né au tournant du 20e siècle avec les débuts du syncopated ragtime music composé par des musiciens afro-américains tels que Scott Joplin. N’étant alors plus possible de pratiquer la valse sur une telle musique, de multiples danses excentriques et exubérantes dites animalières (imitant des animaux) virent le jour tel que le Turkey Trot, le Monkey Dance, le Horse Trot, le Grizzly Bear, le Bunny Hug et le Kangaroo Dip.

 

C’est en 1914 qu’un jeune acteur nommé Harry Fox improvisa sur la scène des Ziegfield Follies sa version de « Trot » qui devient immédiatement populaire à New York (le Fox’s Trot). Le couple de danseurs professionnels Vernon et Irene Castle contribua également à la signature à cette danse, proposant un retour à la grâce et l’élégance. Vers la fin des années 40, la popularité du foxtrot surpassa même celle de la valse et du tango, et ce, sans pâtir de l’engouement pour le lindy hop et de l’émergence du swing. À la suite de son passage en Angleterre, le foxtrot se définit davantage par sa fluidité et sa prestance dans un style plus près de la valse que des danses desquelles il dérive.

 

Caractérisé par son déplacement directionnel autour de la piste de danse, par la projection du corps et l’élan linéaire de ses danseurs ainsi que par de longs mouvements d’une apparente facilité, le foxtrot est une danse qui exprime grâce, prestance et élégance, et qui se pratique sur des rythmes variés passant notamment par le swing et le jazz.